24.8.1891 LM–Gösta Mittag-Leffler
Finsk text
Original (transkription)
Helsingfors 24 Août 1891.
MrMonsieur G. Mittag-Leffler
Stockholm.
Mon cher ami,
Il y a deux causesstruket circonstancestillagt pourquoi je n’ai pas pustrukettillagt qui m’ont empêché,
jusqu’ici de vous donner une notionstruket destillagt détailléestruketstillagt
concernant le projetstruket la ”Banque hypothecaire
de Finlande”: d’abord mes occupations, absorbantesstruket
le travail absorbant dansstruket auquel j’ai du me tenirsvårtytt comme president de latillagt la commission des rédactions
législatives de la Diète, – puis la saison morte c. à. d. l’ab-
sence, à la campagne ou à l’étrangertillagt, de presque toutesstruket la pluparttillagt des personnes dont j’au-
rais besoin pour la fondation de la banque. – Heureusement
ces obstacles touchent à leur fin. En attendant j’ai tout de mêmetillagt préparé
les projets nécessaires, et je m’empresse de vous entillagt communi-
quer les traits principaux.
La banque hypothécaire de Finlande comprendra deux
divisionsstruket sections: 1) la section pour le crédit à long terme
et 2) la section pour les affaires de banque proprement dites.
1. Les prêts à long terme, soit amortissables, soit exigibles
après dévouementstruket seront donnés
- a) aux hypothèquesstruket gages hypothécaires d’immeubles dansstruket à
Helsingfors et dans les principales villes de province ainsi
que de propriétés foncières industrielles; - b) à des communesstruket aux villes et communes rurales
dûment autorisées à contracter de pareils emprunts.
La banque, pour se procurer les fonds nécessaire à cette
branche de ses opérations, émettra des obligations jusqu’à
commestruket au montant maximum de 40 % des ses créances à long
terme.
2. L’struketLes opérations de l’tillagtautre section de latillagt banque seront: l’escompte, les prêts
à contre échéance, les comptes courants, dépôts et transfers,
l’arbitrage, l’achat et la vante de valeur publiques etc.
Il convient de réciterstruket relevertillagt ici le contenu principaltillagt de l’article 11 de
la loi de 1886 concernant les banques privées:
Telle banque qui veut émettre des obligations, doit
prouver pour celà l’autorisation du Gouvernement qui
décide de la valeur minimum des titres. Il faut que
la banque ont un capital versé d’au moins 1 million
de marks, pour obtenir cette autorisation.
comme gagestruket Pour la sûretétillagt des obligations,flyttad text La banque doit placerstruket mettre en gagetillagt sous la surveillance
du contrôleur public,
soit des créances hypothécaires, soit des titre de prêts
à desstruket communesstruketauxtillagt, dont le montant total doit être su-
périeur de 10 %, au moins, à la valeur nominale des
obligations de la banque.
Telle banque qui émet des obligations à long termetillagt, tout en
s’occupant aussi d’autres opérations de banque, est
tenu à organiser, une sectionstruket pour les affaires d’é-
missions, une division spéciale ayant se comptabilité
particulière.
Il résulte de ces stipulationsstruket dispositionstillagt de la loi que les opé-
rations de l’escompte, et autres, ne pourront jamais
faire des préjudice à la sûreté des obligations émises.
Quelles que soient les pertes que puisse subir la banque,
elles ne toucherons pas aux droits des postures des
obligations de la banque.
Je dois ajouter que la banque hypothécaire de Finlande
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suivra des règles sévèrs quant à la lastruket l’estimation
des propriétes offertes en hypothèque: il y aura une com-
mission d’experts au service de la banque qui donnera
son avis sur la valeur réelle de chaque propriété immeuble
en se basant non seulement sur l’estimation des com-
pagnies d’assurance mais aussi sur le montant des
loyers (soit des bénéfices nets lorsqu’il s’agit de fabriques)
aussi que sur l’état dans laquelstruket des édifices, etc.
Le maximum du prêt accordé, par la banque,struket ne
sera en générale que detillagt la valestruket moitié de la valeur de
l’immeuble.
Quant aux communes, leurs budgets étant connus,
il n’y aura jamais de la difficulté à constater la
solvabilité. Or, les communes en Finlande ne sont pas
endettées, elles évitent tant que possible d’engager leur crédit.
J’espère avoir montré, par ces noticesstruket donnéestillagt, que les émis-
sions de titresstruket de la banque hyp. de Finl. seront si bientillagt garanties
de manièrestruket que ces totales méritant d’être reconnus
comme placements de première classe serontstruket oblig. devraient été reconnue comme absolumenttillagt dignes de
toutestruket confiance.
Passons à la question de capital de la banque. Il
faut qu’il soit suffisant non seulementtillagt pour couvrir les 10 % de
différence entre le montant totalstruket des prêts à long terme
et le montanttillagt des obligations émises, mais aussi pour constituer
une partie des fonds nécessaire aux opérations de banque
proprement dites.
Mais il faut considérer, en même temps, l’intéret
des actionnaires. Si le capital est trop grand, on ne
peut passtruket parviendra pas à donnerstruket des dividendes satisfaisants.
Je propose que le capital primitif soit fixé à
4 millions de marks avec le droit de l’augmenter
par desstruket successivement, par de nouvelles émissions
d’actions, jusau’à 10 millions. Ce dernier chiffre
exprimera donc le capital autorisé par le statut
de la banque.
Quant à l’organisation de la banque, il y aura
un conseil dirégeant de 6 membres, élus par l’as-
semblée des actionnairs, et 3 directeurs ou administra-
teurs choisis par le conseil. Ceux-ci seront chargés
des affaires quotidiennes tandis que le conseil ne se réu-
nira que pour les questions de première importance:
le taux d’es lastruket telles que: fixation du taux d’escompte ettillagt de l’intérêt
à exiger et à donnerstruket des prêts et des dépôts, des limites de crédits, desstruket règles
à suivre dans les opérations à long terme, etc. L’as-
semblés générale des actionnairetillagt examinera les comptes rendus du conseil
et des contrôleurs, [...]oläslig/saknad text fixera le dividende etc.
Passonsstruket
Voici, maintenant, ce que je pense quant au ”plan
de campagne”.
Je crois qu’on ne pourraitstruket devraistillagt pas entreprstruket procéder
avec succèsstruket à l’emission des actionsstruket la fondationtillagt de la banque
sansstruket avant d’tillagtêtre sûr de pouvoir négocier de suitetillagt un emprunt
à l’étranger. Cette opinion est partagée de ceuxstruket personnestillagt
qui m’ont promis de faire part du syndicat que
je suis en train de former pour la fondation
de la banque. Il y aura, dès de début de la banque,
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une grande affluence d’emprunteurs sur hypothèque
d’immeubles. Je prévois qu’elle pourra placer
en peu de temps jusqu’àstruket au moinstillagt 20 millions. Mais
la marché monétaire en Finlande, est actuellement
très resserré. Tout qu’elle durasvårtytttillagt on ne pourra pas vendre ici
de grandes quantités d’obligations. Entrer en action
sans pouvoir la soutenir par des fonds suffisants,
serait de mauvaise stratégie.
Avant de lancer l’entreprise, il me faut donc
gagner, par un pacte préliminaire,tillagt
la certitude qu’un syndicat ou une banque étrangère
se chargera de l’écoulement des premières émissions
d’obligations de la banque hypothécaire.
En vue des communications que vous m’avez
déjà faites concernant les bonnes dispositions
de vos amis à Paris, je ne m’adresserai ni
à mes anciensstruket correspondents allemands, ni aux
banquiers de Londres. Je m’adresse à vous en
vous priant de faire partstruket c’est à diretillagt a vos amis à Parisstruket françaistillagt.
destruket Veuillez leur faire parttillagt ce que je vous ai exposé dans cette lettre
etstruket en les priant de vouloir bien examiner
la question afin de décider, d’abord, s’il y a lieu
d’entrer en négociations.
Je ne me dissimule pas que les renseignements
que j’ai pu donner à présent ne suffiront pas
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ne suffiront passtruket pour y baser une décision
définitive. [...]oläslig/saknad text Il y a, par exemple, la question
du taux de l’interêt des obligations et celle, plus
délicate encore, du cours auquel le syndicat
se chargerait de l’emprunt. Je n’ai pas abordé
ces questions parcequ’elles appartiennent nécessaire-
ment aux sujets des négociations. Il va sans
dire que je dois insister sur ce que l’emprunt
soit si peustruket si avantageux que possible, puisquetillagt la banque ne
pourrait pas
placer en capi-
taux trop coûteuxtillagt parceque
des conditions trop onéreusestillagt restraindrait fatalament
le développement des opérations de la banquestruket. Et
je comprends, en même temps, que le syndicat
doitstruket devratillagt s’assurer les chances d’un profit convenable.
Il me semble donc que ces questions doiventstruket ne peuvent
guèretillagt être traitées quetillagt dans des entrevues personnelles.
Aussi, je ne tarderai pas de me rendre
à Paris si je reçois, par vos bons offices,
une réponse qui me laisse prevoir que
le voyage ne ser passtruket permettra de compter
sur un bonstruket résultat positiftillagt du voyage.
Helsingfors 24 augusti 1891.
Herr G. Mittag-Leffler
Stockholm.
Min käre vän,
Det är två omständigheter som fram till nu hindrat mig från att ge er uppgifter om ”Hypoteksbanken i Finland”: till en början det uppslukande arbete som kommit mig till del i egenskap av ordförande för ständernas expeditionsutskott, sedan lågsäsongen, det vill säga att huvuddelen av de personer som jag skulle ha behov av för att grunda banken uppehåller sig på landet eller utomlands. Lyckligtvis är slutet i sikte för dessa hinder. Under tiden har jag likväl gjort de nödvändiga förberedelserna, och jag skyndar att delge er huvuddragen.
Hypoteksbanken i Finland omfattar två avdelningar: 1) avdelningen för lån på lång tid och 2) avdelningen för vanliga bankaffärer.
1. Lån på lång tid, antingen på amortering eller på uppsägning, beviljas
För att införskaffa de nödvändiga medlen för denna gren av verksamheten utfärdar banken obligationer till högst 40 % av dess skulder på lång tid.
|2|2. Verksamheten för bankens andra avdelning består av: diskont, lån mot förfallodag, löpande räkningar, insättningar och växlar, arbitrage, köp och säljning av offentligt värde och så vidare.
Det är på sin plats att här presentera huvudinnehållet av artikel 11 i förordningen om privatbanker av 1886:
Den bank som vill utfärda obligationer bör anskaffa tillstånd från senaten, som bestämmer medlens minimivärde. Det krävs att banken har kapitalmedel på minst 1 miljon mark för att erhålla detta tillstånd.
Som säkerhet för obligationerna bör banken under revisors övervakning pantsätta antingen hypoteksskulder eller kommunala lånemedel till ett värde av minst 10 % av obligationernas nominella värde.
Den bank som utfärdar obligationer på lång tid, samtidigt som den ägnar sig åt annan bankverksamhet, ska ordna en enskild avdelning för emissionsaffärer med skild bokföring.
Dessa förordningsbestämmelser leder till att diskontaffärer och andra aldrig kunde skada panten för utfärdade obligationer. Vilka förluster banken än kan utsättas för inverkar de inte på obligationsinnehavarnas rättigheter i banken.
Jag bör tillägga att hypoteksbanken i Finland|3| kommer att följa stränga regler när det gäller att värdera de egendomar som erbjuds i hypotek: en expertkommission kommer att stå banken till tjänst och ge sitt utlåtande om det reella värdet på varje stadsfastighet, vilket baserar sig inte endast på försäkringsbolagens uppskattning utan även på hyresintäkter (eller nettovinsten när det gäller fabriker) och skicket på byggnaderna och så vidare.
Det högsta lån banken i allmänhet beviljar är hälften av värdet på fastigheten.
I och med att kommunernas budgeter är kända blir det aldrig svårt att slå fast kommunernas betalningsförmåga. Kommunerna i Finland är inte skuldsatta, de undviker så långt det är möjligt att pantsätta sina krediter.
Jag hoppas genom dessa uppgifter ha visat att emissionerna i hypoteksbanken i Finland kommer att vara lika väl garanterade som att obligationerna bör erkännas som absolut värdiga förtroende.
Vi övergår till frågan om bankens kapital. Det behövs inte endast att det finns tillräckligt för att täcka skillnaden på 10 % mellan beloppet på lånen på lång tid och beloppet på utfärdade obligationer, utan även för att bilda en del av den nödvändiga basen för bankens vanliga verksamhet.
Men man måste samtidigt ta i beaktande aktieägarnas intressen. Om kapitalet är för stort uppnår man inte tillfredsställande utdelning.
|4|Jag föreslår att det inledande kapitalet slås fast till 4 miljoner mark med rätt att, genom nya aktieemissioner, ökas ända till 10 miljoner. Den senare summan kommer att utgöra det kapital som bemyndigas i bankens statuer.
Beträffande bankens organisation kommer det att finnas ett bankråd på 6 medlemmar, som väljs av bolagsstämman, och 3 direktörer eller administratörer som väljs av rådet. Dessa sköter de dagliga affärerna, medan rådet enbart kommer samman för frågor av högsta betydelse, såsom: att bestämma diskonteringsträntan och räntesatsen för lån och insättningar, regler för verksamheten på lång sikt, och så vidare. Bolagsstämman granskar rådets och revisorernas årsrapporter, fastställer utdelning och så vidare.
Här är nu mina tankar beträffande ”strategiplanen”.
Jag tror att man inte bör framskrida med grundandet av banken förrän man är säker på att omedelbart kunna förhandla fram ett lån från utlandet. Denna åsikt delas av personer som lovat mig att delta i det konsortium som jag håller på att bilda för att grunda banken. Det kommer ända från början att finnas|5| en stor tillströmning av låntagare på hypotek av stadsfastigheter. Jag förutser att den på kort tid kunde placera minst 20 miljoner. Men finansmarknaden i Finland är för tillfället ganska stram. Så länge den råder kan man här inte sälja obligationer i stort antal. Att skrida till åtgärder utan att kunna upprätthålla dem med tillräckliga resurser skulle vara en dålig strategi.
Innan företaget kan lanseras måste jag därmed genom en preliminär överenskommelse vinna visshet om att ett konsortium eller en utländsk bank tar på sig pengaflödet för de första obligationsemissionerna i hypoteksbanken.
Utifrån de upplysningar ni redan gett mig, om era vänners goda förutsättningar i Paris, vänder jag mig inte till mina tyska kontakter, inte heller till bankirerna i London. Jag vänder mig till er, det vill säga till era franska vänner. Var så vänlig och låt dem få veta vad jag redogjort för i detta brev och be dem behandla frågan så att de, till att börja med, kan ge besked om det finns förutsättningar att inleda förhandlingar.
Jag påstår inte att de uppgifter jag för tillfället kunnat ge skulle räcka|6| för att kunna ta ett definitivt beslut. Där finns, till exempel, frågan om räntan på obligationerna och den ännu känsligare om kursen på de lån som konsortiet tar sig an. Jag har inte gått in på dessa frågor eftersom de nödvändigtvis hör till de ämnen som bör förhandlas. Det är självklart att jag måste insistera på att lånet är så fördelaktigt som möjligt, eftersom banken inte kunde placera i alltför kostsamt kapital. Och jag förstår samtidigt att konsortiet behöver försäkra sig om att kunna göra en hygglig vinst. För mig framstår det som att dessa frågor knappast kan behandlas utan överläggningar på plats.
Jag kommer med det snaraste också att bege till Paris om jag, genom ert bistånd, erhåller ett svar som tillåter mig att räkna med ett positivt resultat av resan.