30.11.1904 LM–Erik Ehrström

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Bilaga A.tillagt

Messieurs Ehrström et Seménoff

Paris.

Je vous remets ci-jointe une traduction française de la
reponse de B. Björnson arrivée l’autre jour.
On voit bien que ce n’est pas la pure vérité, ni toute la vérité
qu’il a appris concernant le schisme dans l’Européen et concernanttillagt la sortie
subite de M. Dumur et Cie. Mais il y a dans sa lettre des passages
qu’il faut prendre en considération.

1) La lutte ou rivalités entre l’Européen et le Courrier Européen
n’est pas raisonnable, si les deux familles travaillent d’après la
même programme. Ce programme, on pourrait le réalisér avec plus
de succès, plus d’ampleur, si toutes les forces intellectuelles et financières
étaient concentrées danstillagt un seule organe. Maintenant, les deux rivaux
subiront l’un et l’autre, des pertes considérables. Ce sera, peutêtre,
dans un an, la question d’argent qui décidera de l’avenir et de l’existencetillagt de l’un ou
de l’autre. – Donc si l’on venait, avant le fin de 1904, de l’autre
coté avec des propositions raisonnables de fusion, impliquant en même
temps quelque augmentation du membre des payes, – il me semble
que de pareilles propositions ne devraient pas être repoussées sans
examen. On devrait entrer en des pourparlersvårtytt, en prenant pour
base p. ex: la cessation du Courrier, le maintien de la nouvelle rédac-
tion de l’Européen en y faisant place à M M. Dumur et Hammer, –
augmentation du capital de l’Européen avec le capital du Courrier,
promesse de ne pas transformer l’Européen en quotidien, – ce qui m’em-
pêcherait pas de poursuivre l’idée de fonder un quotidien d’après
le programme que vous avez établi.

2) En avertissant B. Björnson qu’on est prêt à accueillir ami-
calement des propositions ayant pour but une entente et une fusion,
|2| on obtiendrait peut-être, pour premier résultat, qu’il ne publierait pas
les explications dont il parle dans sa lettre et lesquelles, sans doûte, nous
seraient nuisibles parceque, dans la polémique qui en résulterait, nous
n’aurions pas à nous appuyer sur un grand nom.

Quant à la possibilité d’une réconciliation, elle dépend des circonstances
suivantes: Il faut reconnaître, de part et d’autresvårtytt, que bien des malenten-
dus ont troublé la vue. L’irritation nerveusetillagt passée, les deux concurrents
constatent que la prospérité d’un seul Européen serait mieux assurée que celle
de deux feuilles rivales qui se disputent le même public. Une fusion de forces,
créant un organe plus considérable, ne parait pas impossible, puisque le Cour-
rier n’a pas embrassé un programme qui différerait en principe de celui de
l’Européen.

Si j’étais à Paris, j’essairerait de trouver des tiers personnes qui
prendraiet pour tâche d’arranger cette réconciliation. Je pense que les rôles
pourraient être répartis comme suit: Fr. de Pressensé directeur politique,
Dumur, rédacteur en chef; Hérold rédacteur littéraire; Seménoff et Quillard
rédacteurs pour les questions russes et orientales.

Qu’il y ait chances ou non de faire cette fusion, je vous prie, mes
chers amis de faire des efforts pour que Blumenthal et d’autres, qui
sont gagnés pour le quotidien, veuillent bien s’intéresser à procurer
un peu de capital et d’appui moral à l’Européen hebdomadaire.
Ils devraient reconnaître que tout ce que l’on fait, à présent, en faveur
de celui-ci sera profitable à le grande entreprise, dont la réalisation
prendra probablement beaucoup de temps.

Je vous prie, mes chers amis, de prendre tout cela en considération
sérieuse. Ce n’est qu’à vous que je peux confier mes pensées in-
times en cette matière. Ce n’est que de vous, que je peux attendre
des égards vis-à-vis de la situation pénible et délicate dans laquelle
la malheureuse rupture m’a placé.

Agréez mes salutations cordiales!

L. Mechelin

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